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Fous 30

Canadien National et frissons. L'été on aimait se cacher entre les poutrelles d'acier de la voie ferrée qui enjambait le ruisseau. On cuisait là en attendant, dans  les   émanations du créozote et du diesel.
Puis on  entendait le train. On hurlait à mort, le vacarme était dément, tout tremblait, kataklang, kataklang, kataklang, kataklang! Puis c'était fini, le rythme s'évanouissait. On entendait de nouveau couler le ruisseau et le son des insectes. Je rentrais à l'heure du souper, ma mère, encore en robe de chambre, trouvait que j'avais pris du soleil, ça lui faisait plaisir.

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Voilà, c'est fait.

Courteau Shooting

Fous 18

Nous nous étions perdus dans la pinède. J’étais au chalet d’un ami et  on était parti explorer les environs. Au bout de la pinède il y avait une maison et un homme s’affairait sur son terrain. On avait soif, il nous a donné un verre d’eau. Puis, il nous a indiqué la direction à prendre pour rejoindre le chemin et on s’est remis en marche à travers les rangées de pins. Ses cris nous ont ameutés, il s’en venait en courant vers nous comme un maniaque. On a détalé comme des fous. S’il voulait nous faire peur ç’était tout à fait réussi. Encore aujourd’hui, je ne peux pas voir une pinède sans avoir un  malaise.